J'errais dans la campagne solitaire, l'herbe était jaunie par endroits, le ciel prenait des nuances grises, les feuilles qui s'étaient laissées mourir commençaient à recouvrir le sol, le soleil commençait peu à peu à laisser place à l'ombre.
Cette herbe sécher me faisait penser à tout ce temps perdu en vain à essayer de sécher, mes larmes. Le ciel s'assombrissait pareil à mon c½ur lorsque j'avais découvert la vérité. Je ne pensais plus qu'à me laisser mourir tel que le faisait ses feuilles qui m'entouraient, n'ayant plus la force de vivre sans son amour qui semblable au soleil s'était éteint. Nos rires et nos mots doux avaient laissés place à un silence douloureux qui ne faisait que marquer son absence.
La brise dans les arbres me murmurai son nom. Cet arbre sur lequel j'étais appuyé me parlait : un cerisier, comme celui où nos avions autrefois gravé nos noms. A cette époque nous croyions que pouvait surmonter n'importe quelle épreuve. C'est là que j'ai aperçu ce trèfle à quatre feuilles, se moquerait-il de moi ? J'étais seule, comme cette roses la dernière. Elle ne mettrait pas longtemps avant de faner, devais-je en faire autant ? Mon c½ur semblable à cette rose était autrefois épanoui mais il s'éteint, il fane, il meurt...
The-Angels-lie